Pour bien démarrer...

Pour bien démarrer...
Pour bien commencer à étudier la biologie animale, ou tout simplement si l'on veut s'y intéresser de près, il est nécessaire d'adopter le point de vue d'un observateur qui fait parti de cette biologie du monde animal.

Il est nécessaire de se libérer de tout préjugé, d'avoir un point de vue objectif sur le monde qui nous entoure.

Si ce n'est pas déjà le cas, vous prendrez vite conscience que nous ne sommes pas plus évolués que n'importe quelle espèce animale présente sur Terre actuellement.

Notre supériorité intellectuelle nous fait croire que l'on peut légitimement penser être l'espèce la plus forte, la plus belle et la plus aboutie.

Vous vous rendrez vite compte que nous ne sommes qu'adaptés à notre environnement, comme nos très très nombreux cousins (forts éloignés pour certains), et que l'intelligence n'est pas l'apanage de l'espèce humaine.

Mais il est aussi ABSOLUMENT NÉCESSAIRE de se poser des questions et de réfléchir sur les choses, d'essayer de comprendre, le plus ennuyant (et parfois dangereux) étant de gober tout ce qu'on nous raconte.

Je vous présente donc ici un aperçu de ce que j'ai appris, compris et pu vérifier parfois à plusieurs reprises.
Je ne vous présente qu'un aperçu du monde animal mais je le pense suffisant pour pouvoir appréhender la diversité de ce monde et de ses adaptations.

Je n'ai pas la prétention d'être un "expliqueur", ce blog est né d'un passionné de biologie animale, et s'adresse à tous. Bien que je pense maîtriser correctement le sujet, j'écrirai certainement quelques bêtises et si quelqu'un en détecte une, qu'il me le fasse savoir, ce serait gentil.

Un peu d'humilité, et bienvenue dans le monde fascinant des z'animaux !

# Posté le mardi 25 novembre 2008 16:41

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 10:39

La phylogénie.

La phylogénie.
Aïe, ça commence bien, déjà un nom barbare de scientifique.

Pas tant que ça si l'on se réfère à l'étymologie du mot : nous avons "phylogénie" du grec phylon signifiant la tribu, la race, et gennan signifiant générer, former.

On obtient donc : formation des races, soit formation des espèces, groupes, etc...

De manière plus claire, on peut définir la phylogénie comme l'étude de la formation et de l'évolution des organismes vivants, ainsi que des relations de parenté entre ces organismes.

Comme on fabrique des arbres généalogiques, on fabrique des arbres phylogénétiques avec, aux différents noeuds, le nom de l'ancêtre commun aux descendants de cette ramification.

Sur l'image que vous voyez, vous avez un arbre phylogénétique global, englobant animaux, plantes, champignons et d'autres groupes minoritaires.
On peut remarquer que cette phylogénie est couplée à une échelle temporelle, ce qui n'est pas toujours le cas, mais cela donne une idée de la période à laquelle deux groupes, deux familles ou encore deux espèces ont divergé, autrement dit, ce sont séparés.

Pour que, disons, une espèce puisse se distinguer d'une autre, il faut qu'une innovation évolutive "apparaisse", c'est-à-dire un nouveau caractère qui donne sa spécificité à la nouvelle espèce.
Dans l'exemple de l'espèce, deux individus de deux espèces différentes ne peuvent généralement pas se croiser (se reproduire entre eux).

Définissons quelques termes liés à la phylogénie, afin de mieux pouvoir la comprendre :

. Taxon : ce terme désigne tout simplement une entité censée regrouper tous les organismes vivants possédant en commun certains caractères bien définis. L'espèce constitue le taxon de base de la classification. Plus le rang du taxon est élevé (genre, famille, ordre...) et plus le degré de ressemblance entre les individus regroupés dans le taxon diminue, et inversement.

. N½ud : c'est le point de départ d'une ramification de l'arbre.

. Ancêtre commun : c'est l'individu (le plus souvent inconnu) qui est à l'origine d'une ramification.

. Innovation évolutive ou synapomorphie : c'est un caractère dérivé, "apparu" chez l'ancêtre commun et que l'on retrouve généralement chez tous ses descendants (sauf perte secondaire du caractère, nous en verrons quelques exemples). Ce caractère peut être anatomique, physiologique, biochimique ou encore comportemental.

. Groupe monophylétique : c'est un regroupement d'un ancêtre commun et de tous ses descendants, partageant des caractères dérivés (synapomorphies).

. Groupe paraphylétique : il regroupe un ancêtre et une partie seulement de ses descendants. Un tel groupe est défini par le partage de caractères ancestraux (synplésiomorphies) entre ses taxons. Le groupe des "Reptiles" en est un exemple : les Oiseaux et les Crocodiliens sont plus proches entre eux que des autres Sauropsidés mais les Crocodiliens font partie des "Reptiles", ainsi que les autres Sauropsidés mais pas les Oiseaux.


Bien, je pense qu'avec ces références il vous sera possible de lire correctement un arbre phylogénétique.
Avec un tout petit peu de pratique, ce n'est qu'un jeu d'enfant.

# Posté le mardi 25 novembre 2008 16:59

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 15:58

L'origine (ou les origines) du vivant.

L'origine (ou les origines) du vivant.
Nous ne savons pas encore avec certitude d'où provient le vivant.

Les théories sont nombreuses :

. Certaines proposent une origine stellaire, les comètes apportant les molécules de base (acides aminés par exemple) ainsi que l'eau nécessaire à l'émergence de la vie.
. D'autres encore proposent une origine martienne, des micro-organismes martiens auraient été "apportés" sur Terre via des météorites martiennes provenant de la collision de roches avec Mars.
. D'autres encore proposent une origine terrestre, supposant l'émergence de la vie sur Terre, sans apport de matière extérieure notable, à partir des éléments préexistants.

Ce qui est quasi certain, c'est que la vie a débuté par la formation de membranes, permettant de délimiter un espace intérieur et un espace extérieur.
Les premiers organismes étaient certainement simples, unicellulaires (composés d'une seule cellule), avec un métabolisme rudimentaire.

Un certain nombre de recherches, basées sur des analyses moléculaires et génétiques, permettent de penser que ces premiers organismes étaient de type bactérien.

Ainsi, dans la phylogénie actuelle, on distingue 3 taxons englobant tous les organismes vivants :

. Les Archées : ce sont des bactéries dites "primitives" car découvertes récemment surtout près des dorsales océaniques (à proximité immédiate des "fumeurs noirs"), ce qui laisse certains penser que la vie s'est originellement développée dans ce type d'environnement.

. Les Bactéries : cellules ne possédant pas de noyau (l'information génétique, c'est-à-dire l'ADN, est "libre" dans la cellule). Elles ont une répartition planétaire, on en trouve PARTOUT (inutile de vous laver trente fois les mains, vous ne vous en débarrasserez pas).

. Les Eucaryotes : ce sont des cellules possédant un noyau (renfermant l'ADN) ainsi que d'autres organites tels que mitochondries ("usines à énergie" de la cellule) ou encore chloroplastes (siège de la photosynthèse) chez les plantes. Ces différents organites seraient des bactéries anciennement "capturées" et progressivement intégrées au fonctionnement de la cellule Eucaryote (on parle d'endosymbiose).

Ces 3 taxons auraient pour origine un même organisme : LUCA (pour Last Universal Common Ancestor).


Nous nous intéresserons ici aux Eucaryotes chez lesquels nous trouvons les animaux (auxquels est consacré ce blog), les plantes, et les champignons pour faire simple.

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 08:50

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 15:40

Les Métazoaires

Les Métazoaires
Les Métazoaires rassemblent l'ensemble du monde animal.

Un Métazoaire (ou animal) est obligatoirement un organisme pluricellulaire, c'est-à-dire constitué de plusieurs cellules.
Il doit également avoir un métabolisme de type hétérotrophe, c'est-à-dire fabriquer sa propre matière organique à partir de matière organique préexistante (contrairement aux autotrophes, qui fabriquent leur matière organique à partir de matière minérale telle la majorité des plantes).
Un Métazoaire est également mobile à un moment de son cycle de vie, que ce soit à son stade embryonnaire, juvénile ou adulte (ou les trois).

Chose importante, le Métazoaire doit absolument montrer la présence de collagène au sein de son organisme.
Le collagène est une fibre élastique (constituée de protéines) que l'on trouve comme composant principal de la matrice extracellulaire, c'est-à-dire de l'espace entre les cellules.
Le collagène donne ainsi leur élasticité aux tissus, et donc aux organes et à l'organisme tout entier.

Chez les Métazoaires, on observe une ramification séparant les Spongiaires des Eumétazoaires.

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 08:57

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 10:39

Les Spongiaires : caractères généraux.

Les Spongiaires : caractères généraux.
Ces animaux font donc parti des Métazoaires et possèdent ainsi toutes leurs caractéristiques.
Les Spongiaires (ou Éponges) ne sont pas considérés comme un groupe monophylétique à l'heure de l'écriture de cet article (ils n'auraient pas un seul ancêtre commun).

. Ce sont des organismes pluricellulaires hétérotrophes, essentiellement marins.

. Leur larve est mobile.

. Leurs cellules ne sont pas organisées en tissus vrais et ne reposent pas sur une lame basale (il n'y a donc pas d'épithelia) , certaines restent totipotentes car elles peuvent se dédifférencier pour remplir une fonction (changer de rôle).

. Ils ne possèdent pas de véritable symétrie même si certains schémas semblent le montrer (ce ne sont que des schémas !).
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# Posté le dimanche 30 novembre 2008 13:21

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 10:39